L'Amour est une maladie ordinaire

L'Amour est une maladie ordinaire

François Szabowski

Le Tripode

  • Trouver l'amour, le grand amour, ce n'est pas toujours simple. Ici, la peur d'aimer, d'être aimé et de voir cet amour petit à petit s'étioler prend le dessus. Qui, dans la vie, n'a pas rêvé de disparaître subitement pour laisser un souvenir impérissable ? Dans "L'amour est une maladie ordinaire", un homme succombe à ce dangereux fantasme. Parce qu'il refuse que l'amour ne soit pas éternel, parce qu'il ne supporte plus les ruptures et les histoires qui partent en déroute, il se voit régulièrement obligé, la mort dans l'âme, d'organiser son décès auprès des femmes qu'il aime ! Pour le meilleur et pour le pire...


  • par (Libraire)
    2 septembre 2017

    L'Amour est une maladie ordinaire

    Sans doute le roman le plus drôle que nous ayons lu cette rentrée !
    Notre héros, parce qu'il sait que l'amour ne dure que s'il meure en pleine gloire, décide de simuler sa mort auprès de la femme de sa vie pour que, toute sa vie, elle l'aime comme elle l'aimait au jour de sa mort. Et croyez-moi, être mort n'est pas tous les jours un exercice facile pour qui est bien vivant !
    Mais quand on a goûté une fois à l'Amour Absolu, comment ne pas succomber une seconde fois, et peut-être même une troisième, voire une quatrième ? Alors là, vraiment, la situation se complique...
    Mené de bout en bout avec humour et brio (un exercice littéraire très compliqué s'il en est), cette comédie sait aussi se montrer grave et profonde. Un régal mais dont la longueur en bouche est digne d'un grand cru !


  • par (Libraire)
    26 août 2017

    Jusqu'à ce que la mort nous sépare

    François vit depuis quelques temps une belle histoire d'amour avec Marie, et elle est folle de lui. Las ! Il est persuadé que cet amour, à son apogée, ne peut maintenant que diminuer. Marie va le quitter, c'est certain. La seule manière de faire durer toujours sa passion, c'est de mourir sans tarder, avant que la flamme ne s'éteigne définitivement. Il imagine déjà sa belle, éplorée, chérissant son souvenir dans la douleur... Mais loin de commettre l'irréparable, il décide de feindre son décès : il n'est pas utile de mourir vraiment pour rendre l'amour éternel, quitte à éviter maintenant quelques quartiers où sa dulcinée a ses habitudes.
    Il change donc d'apparence et d'appartement, trouve un nouveau travail, fait de nouvelles rencontres... et ce qui devait arriver arriva. Il tombe amoureux, est aimé à nouveau, et là encore se résout à simuler sa mort avec la complicité de son meilleur ami et auto-proclamé demi-frère, malgré la désapprobation de ce dernier. Jusqu'où cette combine peut-elle aller ? C'est qu'à force de se rendre invisible, il pourrait bien le devenir vraiment.
    Le personnage principal est imbuvable, un pervers narcissique dans toute sa splendeur, et c’est étonnamment jubilatoire ! C'est simple, on adore le détester. Ses travers poussent jusqu'à l'absurdité, une pointe de fantastique s'invite à la fête, et la recette est toujours gagnante, on ne se lasse pas de voir François mourir encore et encore. Ce roman se lit tout seul, c’est drôle, c’est bien mené, et la chute finale est exquise !