La langue des bêtes

Stéphane Servant

Le Rouergue

  • Un livre torrentiel dont l'énergie poétique affleure sur chaque page. Un texte comme une tempête, à la lisière de la forêt. Dans un univers sauvage, on pénètre dans l'utopie collective d'une famille de forains. Des ogres qui dévorent la vie. Sous le chapiteau aux toiles déchirées ne se joue que le spectacle de la vie, à l'opposé de toutes celles trop étriquées. Et puis la Petite et son énergie furieuse dans ce spectacle merveilleux, dont la beauté serait gâchée par un accident originel, avec sa mère funambule. Progressant dans la sauvagerie du monde où les histoires,comme les couvertures, se tissent et s'agrandissent, la Petite échoue à se trouver une chambre à soi, elle marche au creux de la forêt, des os de bêtes plein la poche, la cruauté des autres ou leur patiente indifférence, et la vie qui s'emploie à continuer. Énigmatique jusqu'au bout de son trajet, sentant de plus en plus la terre et l'animal, l'écriture de Stéphane Servant nous emporte dans cette beauté abrupte et colossale. Le sublime se perd dans le flux des mots.
    La Langue des bêtes, Stéphane Servant, Rouergue.


  • par (Libraire)
    19 mars 2016

    Très belle lecture.

    Roman très émouvant.


  • 5 mars 2016

    Coup de coeur roman ados

    Un ogre, un nain, Colodi le marionnettiste avec Gepetto et Belle, blessée après avoir voulu toucher les nuages, vivent dans un cirque abandonné. Et la Petite. Si tous ont abandonné leurs numéros et la piste du cirque depuis longtemps, ils n'ont pas oublié les histoires et légendes dont ils entourent la Petite pour la protéger du monde, des autres qui ne les acceptent pas. Une troupe de saltimbanques qui va oublier le pouvoir des légendes dès lors qu'un chantier commence à détruire la forêt. C'est alors que la Petite va convoquer les forces de la forêt et le pouvoir des histoires dans lequel elle est encore la seule croire pour les sauver tous. Un roman époustouflant dans lequel toute la magie des mots est convoquée. Des airs de fables, de récits fantastiques qui donnent à voir la réalité par un prisme nouveau. Magistral.


  • par (Libraire)
    6 février 2016

    Un vibrant hommage à la nature

    On se laisse emporter par le récit, on entre dans l'histoire sans s'en rendre compte, et on finit par se laisser happer avec plaisir et émotion... La Langue des bêtes est un hommage à la nature, aux bêtes des forêts, aux âmes d'enfants, aux contes, loin de laisser indifférent. Dans la lignée du Coeur des Louves, son précédent roman au Rouergue, l'écriture de Stéphane Servant nous bouscule et nous émeut une nouvelle fois.


  • 2 décembre 2015

    Conseillé par la Librairie L'Eau Vive à Avignon

    Lire le dernier roman de Stéphane Servant, c'est un peu, je crois, accepter de déposer les armes, un moment. Se retrouver à la tombée de la nuit, au cœur de la forêt, il y a un feu, des gens qui racontent une histoire, il y a la pré- sence des animaux, les hommes sont des enfants dans des corps d'hommes, les femmes chantent comme d'autres prient, on ferme les yeux. Dans la lignée du Cœur des Louves, son précédent texte, l'auteur s'aventure dans le conte, la fable, le merveilleux. On suit Petite et sa famille, installées à l'orée de la ville, dans un chapiteau de cirque qui ne sert plus depuis longtemps. Petite est sauvage, elle ne connaît pas les autres enfants, ne fréquente pas l'école. Mais un chantier menace de les expulser. On veut qu'ils s'en ail- lent, on veut détruire le chapiteau. C'est un roman dense, frôlant parfois cette frontière si ténue avec quelque chose qu'on a même du mal à nommer, le fantastique, le surnaturel, le mystique? L'auteur continue d'explorer «la langue des bêtes», la langue des histoires, le pouvoir du conte dès lors qu'on accepte d'y croire. C'est une voix décidément à part dans la littérature, une voix de la terre, du sang. Qui nous touche au plus profond.

    Librairie L'Eau Vive à Avignon


  • par (Libraire)
    14 novembre 2015

    Un roman qui prend aux tripes

    Le vent claque, la poussière se soulève et lorsqu’elle se repose, comme tiré d’un rêve, un cirque apparaît. Toile en lambeaux, caravanes brisées puis des hommes et une femme : un clown triste, un nain, un géant et une Belle… Tellement belle. Puis arrive Petite, si on l’a dit sauvage c’est parce qu’elle sait parler les langues de la nature. Elle sent la forêt frémir sous ses pieds, et son regard croise celui des bêtes.

    Des Hommes qui se déchirent, la différence qui mène au conflit et parfois aussi à la rencontre.

    L’écriture profonde et puissante de Stéphane Servant vous prendra directement aux tripes et il nous prouve après « Le cœur des louves » aux éditions du Rouergue, que la Littérature Jeunesse mérite aussi ses majuscules.