Introduction à l'histoire de la langue française
EAN13
9782200346614
ISBN
978-2-200-34661-4
Éditeur
Armand Colin
Date de publication
Collection
U
Nombre de pages
208
Dimensions
21 x 15 x 0 cm
Poids
341 g
Langue
français
Code dewey
440
Fiches UNIMARC
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Introduction à l'histoire de la langue française

De

Armand Colin

U

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Introduction?>Souvent langue varie...?>Si ce livre se présente comme une « introduction » à l'histoire de la langue française, c'est tout d'abord parce que l'ambition de cet ouvrage est de servir de manuel d'initiation, tant à des étudiants ignorant encore la linguistique qu'à des étudiants n'ayant jamais appris ni le latin ni l'ancien français – et peut-être, au-delà du public étudiant, de servir d'initiation à tous ceux qu'intéressent la formation et l'évolution du français. Dans ce sens, s'il a su éveiller l'intérêt, la lecture de ce petit livre pourra être complétée par celle d'ouvrages plus exhaustifs.Mais ce livre a aussi une autre ambition : initier à la réflexion sur le changement linguistique en apportant l'outillage conceptuel nécessaire pour comprendre pourquoi et comment une langue naît, varie et se transforme. Aussi, au lieu de présenter l'état de la langue siècle par siècle, comme le font la plupart des autres histoires de la langue, a-t-on choisi d'avancer question par question, en exposant pour chacune les acquis des recherches, même les plus récentes, et en se faisant l'écho des discussions en cours, ce qui permet de mieux concevoir les processus qui entrent en jeu dans l'évolution d'une langue.Dans l'exposé de l'élaboration de la langue française, il a été largement tenu compte des acquis de la sociolinguistique : variation, standardisation, modes d'expansion du changement, influence du statut d'une langue sur son homogénéité, sans négliger l'apport des dialectologues et celui des spécialistes des créoles, dont la formation éclaire souvent celle du français. Dans la description des changements survenus du latin au français, on a cherché à reconsidérer des évolutions très connues des historiens de la langue à partir tant des apports des néogrammairiens, des philologues et des diachroniciens structuralistes que de quelques concepts récents, en particulier ceux de la linguistique de l'énonciation et des grammaticalisations, voire, plus prudemment, des hypothèses qui ont été hasardées sur l'origine des langues. En ce sens, cette introduction peut aussi être considérée comme une histoire « raisonnée » de la langue française.L'ouvrage est conçu en trois parties. Les six premiers chapitres (« La langue française et l'histoire ») portent sur ce que l'on appelle généralement « l'histoire externe » de la langue : quels événements historiques, quelles décisions politiques ont fait le français ? Mais aussi, quel français a été fait par ces événements et ces décisions : langue du roi ou langue du peuple, parler dialectal anobli ou langue dès les origines écrite ? La deuxième partie (« La langue française et le changement linguistique ») essaie de répondre, en prenant ses exemples dans l'histoire du français, à la question de l'évolution des langues. Elle aborde ensuite quelques grands changements ayant affecté le français : changements lexicaux, changements dans la sémantique et la syntaxe du nom et du verbe, élaboration d'une orthographe. Enfin, la troisième partie (« Études de linguistique diachronique ») commente des documents ou des textes littéraires d'époques diverses qui illustrent la théorie et permettent de mieux comprendre et ressentir l'évolution de la langue au cours des siècles.La présente édition, augmentée et mise à jour, tient compte de l'apport des ouvrages les plus importants parus depuis 1998, comme de quelques évolutions et de quelques changements dans les politiques de la langue.Je souhaite à ma lectrice, à mon lecteur, au terme de sa lecture, d'avoir pris goût à cette réflexion théorique, et d'avoir révisé sa conception de la norme linguistique en comprenant que bien des « fautes » d'hier sont devenues la règle d'aujourd'hui : qu'une langue qui n'évolue plus est une langue morte, que vouloir figer une langue, c'est vouloir la tuer ; qu'aimer une langue, comme aimer une personne, c'est vouloir qu'elle vive.Ce qui n'exclut ni ne valorise la variation linguistique, mais permet du moins d'admettre qu'elle soit.
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