Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

La petite dernière

Les Éditions Noir sur Blanc

18,40
29 septembre 2020

identité

Elle s’appelle Fatima Daas, elle est née en France, mais ses parents sont algériens musulmans.

Elle s’appelle Fatima Daas, elle est asthmatique et la petite dernière de la famille.

Elle s’appelle Fatima Daas et elle aime écrire. Elle aime aussi les filles.

Nous suivons Fatima Daas qui, au fil de courts chapitres, se dévoile un peu, par petites touches : son enfance, les relations avec ses parents, ses études, les voyages en famille en Algérie, les conseils cherchés auprès des imams et des femmes de la mosquée.

A chaque début de chapitre, elle répète son nom, une ou plusieurs de ses caractéristiques.

J’ai découvert une femme qui se cherche, qui part dans plusieurs directions, qui doute, qui ressent le poids de la tradition.

Une lecture intéressante du parcours d’une jeune femme qui ne sait comment vivre et affirmer son homosexualité.

L’image que je retiendrai :

Celle d’un de ses copain de collège qui lui dit qu’elle est un garçon, elle.

https://alexmotamots.fr/la-petite-derniere-fatima-daas/

La police des fleurs, des arbres et des forêts
29 septembre 2020

enquête

J’ai aimé lire les retranscriptions des auditions des habitants de P., les courriers échangés avec Mme la procureur car le téléphone a été coupé.

Une après-midi de lecture bucolique à la recherche de la fleur rouge aux bords jaunes.

Un romancier qui m’a eu jusqu’au bout.

L’image que je retiendrai :

Celle du procureur voulait faire découvrir à l’inspecteur le Prawn cocktail : des crevettes trempées dans une sauce à l’endive.

https://alexmotamots.fr/la-police-des-fleurs-des-arbres-et-des-forets-romain-puertolas/

Lumière d'été, puis vient la nuit
29 septembre 2020

Islande

De ces huit histoires qui s’entremêlent, je n’ai pas tout aimé ; certaines m’ont plus parlé que d’autres, comme celle de l’ancien administrateur se prenant de passion pour le latin suite à un rêve ; ou celle des deux employés de la coopérative qui croient aux fantômes ; celle de l’ancien ministre qui veut écrire ses mémoires et se dissous dans le crépuscule.

Un village à part, qui se distingue des autres, sans église ni cimetière.

La narration, quelque peu alambiquée, à l’image de ces vies qui s’imbriquent les unes dans les autres, a eu quelque peu raison de ma patience et de ma lecture trop hachée.

Une lecture en demi-teinte, à l’image de ces histoires entre chien et loup, dont je retiens tout de même quelques citations.

Quelques citations :

L’être humain est plutôt doué pour transformer les menaces, la mort et le désespoir en monnaie sonnante et trébuchante.

Nous sommes bien loin d’avoir surmonté notre peur de la nuit – qu’elle soit en nous, sous nos pieds ou n’importe où dans le monde.

L’image que je retiendrai :

Celles des fresque peintes derrière la coopérative et sur la maison du professeur.

https://alexmotamots.fr/lumiere-dete-puis-vient-la-nuit-jon-kalman-stefansson/

Les os des filles
29 septembre 2020

adolescence, Vietnam

La narratrice a vécu une enfance idéale à Hanoï d’un père français et d’une mère vietnamienne dans un lotissement protégé pour expatriés.

Elle avait trouvé en sa nourrice et sa grand-mère deux figures maternelles aimantes et dévouées.

L’atterrissage dans une France glaciale fut un choc, et la petite fille a bien failli ne pas s’en remettre.

J’ai aimé la première partie du roman, l’histoire familiale des femmes : l’aïeule qui connait la première guerre d’Indochine contre la France, la grand-mère qui élève seule ses trois filles, les trois H dont on ne saura jamais les prénoms.

J’ai aimé la grand-mère avec ses inquitables chaussures roses qui, une fois que ses filles et ses petits enfants furent partie de la maison, devient une blogueuse militante.

J’ai été heurté par le vocabulaire parfois rude et tranchant de l’auteure qui vient couper une phrase agréable : un mot issue du vocabulaire familier fait irruption dans un paragraphe beau.

Je n’ai pas apprécié plus que cela que l’auteure utilise le « tu » pour parler de son personnage.

Un leitmotiv : la guerre et les explosions, les bleus, les os. Tout cela ne fait pas bon ménage à l’intérieur de la jeune fille.

Un roman qui m’a laissé des poissons d’eau dans les yeux lors de la lecture des dernières pages.

L’image que je retiendrai :

Celle de la chaleur et de la moiteur de Hanoï, l’eau faisant comme une seconde peau aux enfants.

https://alexmotamots.fr/les-os-des-filles-lyne-papin/

Sœur

L'Observatoire

21,85
18 septembre 2020

Adolescence, terrorisme

J’ai aimé suivre Jenny, l’écorchée vive qui a dévoré la saga Harry Potter et qui rêve de Daniel Radcliffe. Viendra-t-il la sauver ? Est-ce qu’il va la remarquer et se souvenir d’elle ?

Les parents de Jenny m’ont fait peur : son père qui part en guerre contre sa fille, sa mère désemparée.

J’ai suivi avec attention Dounia, que nous ne croisons que de loin, partie se marier au khalifa, mais excellente recruteuse (elle montre des vidéos de chatons en insérant des scènes de décapitations, comme si c’était normal).

J’ai aimé écouter Saint-Maxens, vieil homme désabusé pour qui la conquête du pouvoir a plus compté que l’exercice de ce même pouvoir, son petit côté chiraquien.

Un roman au phrasé passionnant qui a su me tenir en haleine jusqu’au bout.

L’image que je retiendrai :

Celle de la mère de Jenny tombant dans les pommes quand sa fille arrive un jour portant le hijab.

https://alexmotamots.fr/soeur-abel-quentin/